lun
15
jun
2009
Célébration de la journée de l’enfant africain à Anjouan.
Le 16 juin, Anjouan célébrera la journée de l’enfant africain. Thème retenu cette année « La survie et le développement de l’Enfant ».
En partenariat avec le Service d’Ecoute et de Prise en Charge des Enfants Victimes de Violence, le ministère de la santé et l’Unicef comptent donner une emprunte particulière à cette célébration. Il sera question de sensibiliser la population sur la prise en charge de la santé de l’enfant, de la maternelle au primaire en les administrant des doses de Vitamine A, renforcer une campagne de déparasitage des enfants et réactiver une campagne de sensibilisation générale sur l’hygiène des enfants. La campagne proprement dite débutera le 16 juin à Vassy, une localité au sud de l’île. Mais dès le 13 juin, une conférence-débat est organisée à la Radio Télévision de Ndzuani (R.T.N.) où on a discuté de long en large les enjeux du développement et de la survie des enfants à Anjouan.
Madame Fatima Bacar animatrice du service d’écoute antenne d’Anjouan a expliqué que « il y a urgence pour les enfants à Anjouan. Nous avons recensé d’innombrables cas d’enfants maltraités, abandonnés et ne bénéficiant d’aucune assistance sanitaire ou éducative. » Constate-t-elle. Et d’ajouter : qu’« une forme très alarmante d’une enfance de rue se développe et prend une ampleur inquiétante à Anjouan. Ce qui nous a forcé [le service d’écoute ndlr.] insérer dans nos actions des activités qui ne font pas partie de nos actions afin d’apporter une assistance à ses enfants. Il est peut être temps que l’on change de fusil d’épaule et prendre cette réalité au sérieux. Si cette année, on a mis l’accent sur l’hygiène et la santé des enfants, il va falloir plus sur ces enfants violés, abandonnés à la merci de la loi de cette jungle impitoyable qu’est la rue. »
Après la conférence-débat, une marche des écoles qui a regroupé les maternelles et les primaires de Mutsamudu. La participation massive de ses enfants à cette marche, témoigne de l’intérêt de s’occuper d’eux. Une jeune fille de 10 ans qui a participé à cette marche qui a fait le tour de la ville de Mutsamudu dimanche matin, regrettait du fait que « nous avons défilé ce matin et on s’attendait à recevoir notre dose de vitamine A, mais on nous a dit qu’une cérémonie officielle se fera demain [lundi] à quelques kilomètres d’ici. On aurait souhaité avoir notre dose de vitamine aujourd’hui qu’on s’est mobilisé en masse. »
K.A.Y.
Comores News


