Comores News

jeu

02

jui

2009

Drame aux Comores : plusieurs familles endeuillées.

24 heures après le crash : peu d’avancées dans les recherches

Un Transall de l’armée américaine est arrivé mercredi à l’aube, avec un contingent de plusieurs dizaines de soldats de l’Us Navy. Le même jour sont également arrivés deux hélicoptères et un bâtiment de l’armée française, le Nivôse. L’essentiel des effectifs de ces soldats, plongeurs et pompiers, est dirigé au nord de l’île, dans la région de Mitsamihouli. C’est au large de cette région que se poursuit jusqu’à maintenant les recherches en mer. Hadji Mohamed, chargée de communication au sein de la Cellule de crise, a soutenu qu’ "effectivement les pilotes du Transall français ont déclaré avoir détecté une zone d’où proviendrait des signaux radios des boites noires de l’avions abimé". Cette zone serait "située à quelques 40 kilomètres des côtes de cette région", sans plus de précisions.

 A l’aéroport Prince Saïd Ibrahim, ladite Cellule de crise, formée par le gouvernement depuis le jour du drame, reçoit tour à tour les nouveaux secoureurs étrangers qui débarquent et ceux qui reviennent des patrouilles à bord des hélicoptères, dans des séances dit-on de "mise au point". Peu d’informations proviennent de cette cellule ; elle reçoit beaucoup moins la presse nationale. Mais ce que l’on peut filtrer de dehors laisse croire que les séries de patrouilles effectuées depuis le jour du drame par les deux bateaux comoriens, ainsi que celles menées mercredi par les hélicoptères français n’ont rien donné de plus que la seule enfant survivante retrouvée. Jusque tard dans la journée de mercredi, aucun autre corps en vie n’a été tiré hors de l’eau, contrairement à l’information donnée par la chaine de télévision européenne Lci. Le chargé de communication de la Cellule a dit  ne pas confirmer une telle information. Aucun corps inerte non plus n’a été trouvé depuis le jour du crash : les nombreuses supputations faisant état de trois, voire cinq cadavres repêchés au large des côtes se sont révélées fausses.

Même si cela paraît désagréable à dire, tout porte cependant à croire que les chances de retrouver rapidement des corps, et encore moins des survivants, restent maigres. Un marin français du  Nivôse se confiant à un employé de Comair Assistance a estimé que le périmètre présumé du crash est vraisemblablement un gouffre marin ; l’épave de l’appareil pourrait, selon lui, se situer entre 350 et 500 mètres dans les fonds marins. A cette profondeur, le sous-officier français estime qu’ "il faut des moyens matériels plus importants, mais pas seulement des plongeurs".

Au niveau de l’enquête diligentée par la mission technique venue du Yémen, et qui devrait bientôt être emboitée dans sa démarche par les experts d’Airbus, il n’y a rien encore à filtrer. Cependant, là aussi, tout porte à croire que les conditions météorologiques ont beaucoup contribué à l’accident. Un agent du service météo de l’Asecna affirme que la force du vent variait cette nuit-là entre 32 et 37 nœuds ; une amplitude critique, d’ailleurs signalée aux pilotes de l’avion. Cet agent est convaincu que "c’est ce qui a rendu impossible la tentative d’atterrissage, qui s’est suivie cinq minutes plus tard par la rupture des communications entre la tour de contrôle et l’appareil". Tout cela se serait passé entre 2 heures 50 et 2 heures 55 minutes du matin. 

Sardou Moussa

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